08avril 2025
Convergences transatlantiques pour museler les soutiens aux droits du peuple palestinien
Le président des Etats-Unis a récemment recommandé le nettoyage ethnique de Gaza via le transfert forcé de ses habitants et la transformation de l’enclave en « Riviera ».
Il entend également expulser ceux qui auraient manifesté leur solidarité avec le peuple palestinien. L’arrestation, mi-mars, de Mahmoud Khalil, étudiant de l’université Columbia et leader des manifestations pro-palestiennes sur le campus est la forme la plus spectaculaire d’une intimidation généralisée.
Cette répression méthodique suit les recommandations de la très réactionnaire Heritage Foundation. Reconnu comme l’un des principaux inspirateurs de la politique trumpienne, ce think-tank invitait récemment, dans son « Projet Esther », à utiliser l’arsenal juridique anti-mafia et antiterroriste contre les défenseurs des droits des Palestiniens.
Détournement de la lutte contre l’antisémitisme ; assimilation de tout témoignage de solidarité avec Gaza à un « soutien au Hamas » ; atteinte aux libertés publiques ; contournement et détournement de la loi ; coupes arbitraires dans les subventions publiques ; pressions multiples sur les universités ; annulations de visas, retraits de green cards, expulsions…etc. : tous les moyens paraissent bons pour étouffer la contestation.
La France n’est pas en reste, de Cnews au gouvernement se sont multipliées les accusations délirantes pour « apologie de terrorisme ». Et toute défense des droits du peuple palestinien est assimilée à de l’antisémitisme. Seule l’existence de garde-fous les empêche d’aller encore plus loin dans la criminalisation de la dénonciation du génocide à Gaza. Mais quoi qu’ils en disent, Trump est pour eux un nouveau modèle.